Vous aimez ressentir la musique jusque dans vos entrailles ? C’est désormais possible, littéralement, grâce à Audiopill, un système développé par l’artiste et journaliste tchèque Jan Strmiska : une pilule à avaler, contenant un puissant soundsystem diffusant des vibrations dans votre tractus digestif. Une techno party dont vous ne pourrez plus vous échapper… pendant 10 heures !

C’est l’oeuvre complètement folle d’un « autodidacte et explorateur kamikaze » , comme il se qualifie lui-même. Audiopill n’est encore qu’à l’état de prototype, mais la campagne de crowdfunding est déjà en cours. L’appareil fait partie du projet artistique « Prolapsus pour l’amour » (un « prolapsus » étant un déplacement anormal d’un ou plusieurs organes, ça en dit long sur l’ambiance autour de la machine à café).

audiopill-une-sono-dans-votre-corps-3

La pilule est décomposée en deux parties pour un ressenti incroyable : le BodyBass, qui vibre au rythme des battements de la basse, et l’UltraTreble qui retranscrit les ultrasons basse fréquence de la musique.

« Avalez-la et puis pendant dix heures – BANG – le sentiment à l’intéreur de votre estomac – BANG BANG – euphorie – BANG BANG – horreur et exaltation – BANG BANG BANG ecstasy et douleur – BANG BANG BANG BANG … »

L’appareil mesure 35mm de long, et pèse 8 grammes. Vous avez le choix entre 3 morceaux, et donc 3 BPM  différents : « No Pussy Blues » de Grinderman (95 BPM), « I Fink U Freeky » de Die Antwoord (130 BPM) et « Bad Girls » de M.I.A. (143 BPM).

Il faut 1 heure pour que la pilule rejoigne votre intestin. Puis c’est parti pour 10 heures d’expérience « accoustique »… sans moyen de retour en arrière (ou avec un bon laxatif, et encore. Mieux vaut y réfléchir à deux fois !). Les observateurs extérieurs n’entendent strictement rien, mais l’expérimentateur, lui, a le sentiment de se trouver au milieu d’une salle de concert (ou d’une scierie de charpentes métalliques, c’est selon).

Audiopill est proposé en 2 coloris : translucide (unisexe) et « juicy juicy juicy pink » pour ces dames.

audiopill-une-sono-dans-votre-corps-1

Plusieurs experts se sont pourtant opposés au développement de l’Audiopill, conseillant au créateur de « ne jamais avaler une telle chose » , la composition des matériaux d’enrobage étant plus que douteuse. Jan Strmiska, fou mais pas naïf, « décline toute responsabilité en cas de problèmes de santé » , et vous conseille d’inspecter vos excréments 48 heures après l’ingestion, pour vérifier que la pilule a bien trouvé la sortie. C’est bon à savoir.

La réussite de la campagne de crowdfunding permettrait, selon Jan, à n’importe qui de « réaliser ses rêves d’auto-destruction musicale » . Et dire qu’une toute petite endoscopie en effraie certains, tous des chochottes !