L’addiction aux jeux vidéo pourrait bientôt être reconnue comme maladie par l’OMS

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) pourrait bientôt inclure l’addiction aux jeux vidéo dans sa classification internationale des maladies…

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) vient de rendre public un document listant l’addiction aux jeux (Gaming disorder) comme un comportement addictif soupçonnant les jeux vidéos de favoriser les troubles du comportement révèle le magazine Psychology Today. Pour l’Organisation mondiale de la santé ces jeux seraient susceptibles de provoquer une dépendance réelle. Sur mobile, ordinateur ou console, trop jouer pourrait entraîner une addiction nuisible pour la vie sociale ou familiale.

En préparation depuis 2011, L’OMS envisage donc d’ajouter dès 2018 l’addiction aux jeux vidéo à sa classification internationale des maladies. L’inscription de l’addiction aux jeu vidéo sera examinée dans le cadre de la 11ème Classification internationale des maladies.

Elle y figurerait dans la catégorie « troubles liés aux comportements addictifs avec plusieurs caractéristiques de la dépendance ». Ce classement permettrait aux accros du gaming à outrance de bénéficier d’un encadrement médical.

La dépendance serait définie par un certain nombre de comportements : altération du contrôle, notamment en matière de temps de jeu ; priorité toujours donnée à ce loisir sur les autres activités ; poursuite de cette activité en dépit des conséquences négatives. Ce comportement peut entraîner une dégradation de la vie familiale, des relations sociales et de l’activité scolaire ou professionnelle.

L’OMS ne met pas en cause la pratique seulement ludique du jeu vidéo mais entend alerter sur des comportements déviants.

« Le jeu peut devenir un comportement addictif par l’intermédiaire du gameplay, les mécanismes de gratifications et récompenses, la captation de l’attention, l’immersion du joueur, qui lui permet d’oublier son quotidien… C’est le but de tous les jeux mais dans les situations addictives, cela devient problématique », explique dans Sciences et Avenir le docteur Bruno Rocher, psychiatre addictologue au CHU de Nantes.

Le débat entre les défenseurs et les détracteurs dure depuis de nombreuses années, cette nouvelle inscription risque de générer encore de nombreuses réactions mais permettrait d’envisager un traitement le suivi et la prise en charge du patient au même titre que l’alcoolisme ou la toxicomanie…

Que pensez-vous de cette décision de la part de l’Organisation mondiale de la santé ? Faites-nous part de votre expérience dans les commentaires.

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