Beaucoup moins attendu que « Le Réveil de la Force », « Rogue One : A Star Wars Story », premier spin-off de la saga culte, est proportionnellement beaucoup plus surprenant, et ce, dans le bon sens du terme. Après avoir eu la chance de le voir en avant-première, nous partageons avec vous nos impressions à travers les 4 éléments qui font, selon nous, de ce film une véritable réussite. 

 

#1 – La découverte d’une toute nouvelle histoire

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Chose promise, chose due : Rogue One n’est pas une suite, mais bel et bien un film à part entière qui nous présente une histoire inédite et pourtant, pas tout à fait méconnue puisqu’elle nous a été vaguement racontée en 1977, dans le prologue de l’épisode IV : Un nouvel Espoir. Vous l’avez désormais compris, ce premier spin-off porte sur la première victoire des Rebelles sur l’Empire Galactique, celle durant laquelle les espions rebelles ont réussi à dérober les plans secrets de l’Etoile Noire.

Et s’il n’y a aucun suspens quant à l’aboutissement de cette mission, Rogue One réussi tout de même à nous tenir en haleine tout du long grâce à un développement énergique, imprévu et pour le moins prenant. Mais le plus intéressant, et ce qui fait de ce spin-off un film à part entière, c’est qu’il se désinscrit sans aucun complexe de tout ce que nous avions connu jusque-là, preuve en est avec la suppression pure est simple du mythique prologue qui ouvre normalement chaque épisode des trilogies. Oubliez donc les jedis, les sabres lasers, ou même la présence récurrente de la Force.

Mais soyez rassurés, les plus grands fans de la saga ne resteront pas sur leur faim pour autant : l’univers est respecté, tout comme les codes de la saga, et les références à l’histoire principale y sont aussi nombreuses que bien ficelées. Finalement, Rogue One fait la liaison parfaite avec « Un nouvel Espoir« , et se suffit pourtant à lui-même : l’exercice est maîtrisé à la perfection.

 

#2 – Ainsi que celle de nouveaux personnages charismatiques 

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Pour voler les plans de l’Etoile Noire, c’est une équipe aussi inattendue qu’éclectique qui se met en place. Elle se compose de Jyn Erso, du capitaine rebelle Cassian Andor, de Chirrut ÎmwBaze Malbus, Bodhi Rook et du robot K-2SO. Des noms qui normalement ne vous disent pas grand chose (pour l’instant), et c’est bien normal, puisque nous avons ici affaire à de tout nouveaux personnages ! Mais on peut tout de suite vous rassurer : ces derniers n’ont absolument rien à envier à ce que l’on connait déjà.

Jyn Erso (Felicity Jones) par exemple, possède la force et la détermination de la princesse Leia, couplé au caractère imprévisible d’Han Solo, ainsi qu’à la pureté d’âme de Luke Skywalker. Fille de l’homme qui a construit sous la contrainte l’Etoile Noire, elle sera la clé de la réussite de la mission. Cassian Andor (Diego Luna), quant à lui, est un Rebelle dont la vie est entièrement consacrée à lutte contre l’Empire : intrépide, dévoué et déterminé, il est ce que l’on pourrait appeler un « bon soldat »qui sait néanmoins se fier à ses intuitions avant d’obéir aux ordres.

Viennent ensuite Chirrut Îmw (Donnie Yen) et Baze Malbus (Jiang Wen), un duo inséparable qui pourrait être l’illustration même de l’adage qui dit que les opposés s’attirent. Le premier est aveugle et croit, plus que tout, en la Force. Malgré son handicap, il s’avère être un guerrier redoutable ! Le second, lui, n’hésite pas à montrer son scepticisme face à la Force, et est presque indifférent quant à la nécessité d’accompagner les Rebelles dans leur mission. Ce qui le poussera réellement à participer à cette aventure, c’est seulement l’amitié inconditionnelle qu’il voue à Chirrut.

Nous avons ensuite Bodhi Rook (Riz Ahmed), un ancien pilote de l’Empire qui tente de racheter ses fautes au péril de sa vie. D’un naturel moins intrépide que celui de ses camarades, il se démarque néanmoins par son intelligence et prendra au fur et à mesure du film, de plus en plus d’assurance. Enfin, K-2SO (Alan Tudyk) est un ancien robot de l’Empire qui a été volé, puis reprogrammé… Petit effet indésirable à cela : il dit tout ce qui lui passe par les circuits, amenant ainsi une touche d’humour et de légèreté toujours juste et bien placée, à l’ensemble du film.

Réunis, ces personnages forment l’une des plus grandes forces de Rogue One. Les acteurs sont dans l’ensemble très convaincants dans leur rôle et réussissent à porter leur personnage dans les recoins les plus subtiles de leur personnalité. Petit bémol néanmoins pour Jyn Erso qui, à de rares occasions, est empreinte d’une platitude quelque peu agaçante, sans pour autant être véritablement dérangeante. Elle se rattrape néanmoins en étant au centre des scènes les plus émouvantes et les plus dramatiques du film.

 

#3 – Les batailles sont incroyables

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Comme souligné précédemment, avec Rogue One, il faut tirer un trait sur les sabres lasers. Pourtant, les batailles n’en demeurent pas moins impressionnantes et haletantes, qu’elles soient sur terre, dans les airs, dans l’espace ou dans ces trois endroits en même temps. Et pour cause… Le réalisateur, Gareth Edward, avait pour ambition de se connecter aux films originels et leur style classique, tout en apportant une dimension plus réaliste à ses scènes.

Pour parvenir à ce résultat, il a étudié des clichés historiques pris par des photographes de guerre et n’a pas hésité à filmer certaines scènes en caméra portée au cœur de la bataille, comme dans de véritables documentaires. Un travail qui s’est avéré payant : dans ce spin-off, les batailles nous offrent une version plus éprouvante et plus coriace que celles que l’on connaissait jusque-là, et tout particulièrement la bataille finale qui est aussi l’une des plus longues (avec pas moins de 45 minutes au compteur) de l’univers Star Wars. Irions-nous jusqu’à dire que les combats de Rogue One sont les plus impressionnants de tous les épisodes confondus ? Nous n’en sommes pas loin.

Et si jamais vous vous posiez la question : non, les Stormtroopers ne savent toujours pas viser et ça, ça fait plaisir. En revanche les Death Troopers sont bien plus badass et font passer leurs homologues blancs pour d’inoffensives figurines de plastique.

 

#4 – La réalisation est somptueuse 

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Enfin, soulignons la beauté du film et l’immense talent de Gareth Edward. Avec seulement trois films à son actif, dont « Monsters » et « Godzilla« , il a relevé le défi de ce premier spin-off haut la main. À tel point que George Lucas lui-même, a félicité le réalisateur pour son travail, ce qui devrait déjà être suffisant pour rassurer tous les fans de la première heure.

Et pour cause… Là encore,  Gareth Edward a su combiner à la perfection « tradition » et modernité : alors qu’il a utilisé des objectifs des années 1970 pour créer une esthétique brute, il a également fait appel à de nouvelles technologies révolutionnaires pour des effets spéciaux à couper le souffle. Nous sommes d’ailleurs encore ébahis par la modélisation en 3D de plusieurs personnages que vous ne manquerez pas de reconnaître au moment où ils apparaîtront à l’écran.

 

En bref

Rogue One : A Star Wars Story a fait plus que nous convaincre : il nous a totalement séduits. Les promesses ont été tenues, voir dépassées, et les défis relevés haut la main. Alors que l’épisode VII a reçu un accueil et des critiques mitigées, ce premier spin-off rafle la mise tant pour sa réalisation, que pour son histoire, ses nouveaux personnages charismatiques, ainsi que pour la nouvelle dimension dans laquelle il réussit à amener l’univers de Star Wars. S’inscrivant comme une pierre unique à ce gigantesque édifice, il ouvre la marche des spin-off sur une très bonne note, bien meilleure que celle du Réveil de la Force, et nous laisse plus désireux de voir les prochains films « uniques » que les deux épisodes restants de la troisième trilogie.