Calculer les précipitations atmosphériques grâce aux réseaux de téléphonies mobiles

précipitations atmosphériquesActuellement vos Smartphones peuvent déjà donner les prévisions météorologiques. Mais les chercheurs au département des sciences néerlandais, Aart Overeem, Hidde Leijnse et Remko Uijlenhoet, viennent de tester à grande échelle un procédé pour prévoir les précipitations grâce aux perturbations dans les réseaux de téléphonie mobile sur les Pays-Bas.


Les recherches sur ces mesures ont débuté depuis 2006 et finalement, ces chercheurs ont publiés une étude le lundi 4 février dans la revue Proceedings of the National Academy of Sciences.

Le principe est simple, la pluie est l’élément essentiel. Elle absorbe et disperse les signaux par les antennes de téléphone. Une fois les signaux analysés et rassemblé, cela permet d’avoir une image des intempéries avec un niveau de précision égal aux radars et pluviomètres normalement utilisés par les services de météorologie. Pour ce faire, ils ont relevés 2 400 signaux émis toutes les quinze minutes entre des antennes relais des Pays-bas, sur deux périodes de douze jours sur l’année 2011.
Ils ont analysés la manière dont variaient l’intensité et la puissance des signaux émis et ils ont déduit la quantité de pluie déferlant entre les deux relais. Le résultat s’est montré très concluant et le même que les cartes dressées grâce aux radars et pluviomètres.

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Voici une petite interview de Aart Overeem : « Nous avons montré qu’il était possible de véritablement mesurer les précipitations, d’identifier des averses précises et comment elles se déplacent à travers un pays ».

C’est une découverte d’autant plus fantastique car le nombre de pluviomètres a été réduit de moitié en quelques décennies aussi bien en Europe que en Afrique, en Asie ou en Amérique du Sud.

« Des relevés de précipitations précis et rapides sont cruciaux pour la gestion de la ressource en eau, l’agriculture, la prédiction météorologique… Pourtant, la majorité de la surface terrestre manque de pareilles données », peuvent analyser les auteurs.
L’objectif à long terme sera de mesurer les pluies sur toute la planète ! Cela représente un défi colossal ! ! !
Cependant, tous les opérateurs utilisent des réseaux avec le même genre de technologie et donc cela « facilitera » la possibilité de mesurer l’intensité des pluies sur toute la planète, même si selon les auteurs, « les paramètres de l’algorithme de calcul des précipitations devraient être recalibrés pour des précipitations de différentes caractéristiques, pour d’autres régions, climats et saisons ». Il faudrait que les opérateurs mobiles donnent un accès total aux données pour pouvoir les analyser avec gratuité si possible.

 

Et vous, que pensez-vous de cette découverte ? Pensez-vous que c’est réalisable à l’échelle mondiale ?