Des enfants lisent des tweets insultants dans une vidéo contre le cyber harcèlement

À l’heure d’Internet et des réseaux sociaux, la réputation se fait et se défait via des tweets acerbes et autres publications en ligne. Mais comment des enfants peuvent-ils réagir à leur cyber critique, à un âge où l’estime de soi se construit énormément à travers le jugement des autres ?

Tourmenter et intimider quelqu’un sur les réseaux sociaux porte un nom : le « cyber harcèlement ». Une forme de persécution qui touche de plus en plus de jeunes ultras connectés. Partant de ce constat, l’association Canadian Safe School s’est alliée avec l’agence de pub John St pour lutter contre ce phénomène. Leur campagne intitulée « Kids read mean tweets » vise à montrer que même sous couvert d’humour, un tweet dénigrant n’est pas une blague. Et que l’écran ne protège pas d’une blessure psychologique.

Cette vidéo parodie « Celebrities Read Mean Tweets » diffusée aux États-Unis dans la très populaire émission de Jimmy Kimmel. Une séquence dans laquelle les célébrités défilent devant la caméra pour lire à voix haute des tweets cinglants les concernant. Des personnalités endurcies par les revers de la notoriété. Habitués à ne pas mettre tout le monde d’accord, ils réagissent généralement avec humour. Mais lorsque des adolescents se prêtent au jeu à la place de Lily Allen, Pharrell Williams ou Bill Murray, le spectacle est bien moins divertissant.

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Atteintes au physique, attaques sur la couleur de peau, l’orientation sexuelle ou le poids : le tweet, ou l’art de blesser en 140 caractères. Petit à petit, les rires enregistrés laissent place à un malaise pesant. Qui se lit sur le visage des adolescents.

Bien que familiers des technologies numériques qu’ils manipulent depuis leur tendre enfance, les jeunes n’en sont pas pour autant devenus insensibles aux critiques. Et celles-ci ne se cantonnent plus aux cours de récré. D’après le site Agir contre le harcèlement à l’école du Ministère de l’Éducation, « 40 % des élèves disent avoir été victimes d’une agression ou de méchanceté en ligne ». Un pourcentage identique au Canada, selon le Canadian Safe School Network qui évalue à près de 40 % les jeunes canadiens concernés par ces attaques.

Après tout, même la vérité n’est pas toujours bonne à dire.

« Personne ne t’aime. Fais-nous une faveur. Suicide-toi »

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« Tu es une énorme ringarde »

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« Je ne dis pas que Jessica est une pute, mais si elle était un jeu vidéo, elle serait notée « E » pour tout le monde »

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« La voix d’Allan est si agaçante que je préfèrerais être sourd »

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« Ethan, est-ce que tes parents sont frères et sœurs ? Parce que tu as l’air attardé »

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« Est-ce raciste si je n’aime pas les noirs parce que je déteste Sierra ? »

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« Holly a un visage que seul le diabète pourrait aimer »

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« Hey Devon. Jolis seins »

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« Hey Tiffany, quelle épicerie, salon de manucure ou pressing tiennent tes parents ? »

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« Les mecs, Eric n’est pas gay. Il préfère juste la compagnie des mecs… dans sa bouche »

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Source : Golem13