Pigeon Voyageur 2.0

Les drones, ce sont ces petites bestioles à hélices qui envahissent le marché depuis quelques années. C’est certainement l’AR.Drone de Parrot, petit drone quadri rotor pilotable depuis smartphone ou tablette, et son prix – relativement démocratique – qui a permis son développement si rapide parmi nos foyers (attention aux vols en intérieur par contre, je parle d’expérience).

Seulement voilà, avoir un drone, c’est très sympa, ça attire les convoitises mais ça n’est pas très utile (à moins de vouloir jouer au voyeur sur votre voisine qui bronze en topless dans son jardin grâce à la caméra embarquée de l’engin, là aussi je parle d’expérience) !

drones

La seule utilité pratique du drone était jusqu’à présent la possibilité de manier des caméras en l’air pour le cinéma et la publicité, et son utilisation militaire… Le maire de New York parle lui aussi, à terme, d’une surveillance de la population grâce aux drones.

Mais tout ça c’était jusqu’à ce que la firme Matternet, en République Dominicaine, ne propose une application alternative à nos ovnis domestiques : la livraison de médicaments dans les régions isolées. L’intérêt est double : d’une part, le personnel humanitaire ne risquerait plus sa vie sur le terrain, et d’autre part, les livraisons pourraient être réalisées dans les temps. Evidemment, des problèmes liés à l’autonomie ou à la limite de charge se posent encore mais l’initiative est actuellement en phase de test et pourrait se voir décliner pour d’autres situations : livraison d’argent, de courrier, etc.

Alors, drone = pigeon voyageur 2.0 ? (voire 3.0)